Publié dans Politique

Prix des PPN - Festival de surenchères dans les marchés

Publié le mercredi, 09 juin 2021

Tout est cher ! La hausse effrénée du prix des produits de première nécessité est désormais devenue le quotidien des malagasy en ce moment et ce, depuis le début de la crise sanitaire. Chaque jour réserve son lot de surprises pour chaque ménagère pour qui la gestion du budget familial représente un vrai casse - tête.

Si dernièrement, le festival de la hausse des prix ont surtout eu lieu durant la journée du vendredi qui précédait le week - end de confinement total pour Antananarivo, la situation ne s'améliore pas malgré le déconfinement. Il y a moins de deux mois, le prix du litre d'huile en vrac était de 5 500 ariary alors qu'aujourd'hui les commerçants affichent un prix de 6 800 ariary, soit 1 000 ariary de plus. Pire, l'huile cachetée est définitivement devenue un luxe pour la plupart des ménages. Il y a un mois, le coût d'un litre d'huile cachetée avoisinait les 7 000 ariary contre 8 000 voire 10 000 ariary et plus actuellement.

 Quant au prix du riz, aucune baisse majeure n'a été observée bien qu'il s'agisse de l'aliment de base des malagasy. Les types de riz local comme le « makalioka » ou le « vary gasy » se vendent entre 2400, 2 600 à 2 800 ariary dans les épiceries de quartier. En revanche, une légère différence de 100 ou 200 ariary de moins est affichée sur les étals des grossistes. Le prix du riz importé a connu une légère diminution mais n'a pas pour autant été rétabli à son état initial. Le prix du riz au-dessous de 2000 ariary est désormais un mythe. Les autres denrées comme le sucre sont toutes aussi onéreuses car le kilo avoisine les 4 000 ariary. Il va sans dire pour les produits maraîchers qui sont pourtant issus de la production locale.  

Gros décalage

Souvent interpellé par rapport aux prix des PPN, le ministère de l'Industrie et du Commerce ne cesse de marteler que les stocks des produits peuvent encore répondre aux besoins de la population pour une durée de 4 mois. Il faut pourtant savoir que ce n'est pas le caractère suffisant ou pas des stocks qui inquiète les consommateurs mais les prix. D'ici peu, le pouvoir d'achat des malagasy déjà fragilisé par la crise sanitaire risque d'être encore au plus mal.

Le 5 mai dernier, une réunion entre les responsables au niveau du ministère de l'Industrie et du Commerce, les importateurs et les producteurs d'huile a été organisée. Outre la recherche de stratégies en vue de l'instauration de prix raisonnable des PPN sur le marché local, la rencontre s'est également penchée sur les facteurs qui pourraient influencer la hausse des prix de l'huile et du sucre en l'occurrence. Le maintien des prix sur le marché - c'est-à-dire aucune révision à la hausse appliquée - a été décidé à l'issue de la réunion. Ce genre de disposition est loin d'être rassurant car malgré tout, les prix grimpent doucement sur les étals et les commerçants ne semblent pas tenir compte de ces décisions en haut lieu. D'autant plus que les contrôles se font de manière temporaire, sporadique et non généralisés, ce qui favorise davantage l'instabilité des prix. Jusqu'où ira l'inflation ? La question ne cesse d'être au cœur des préoccupations des ménages malagasy.

La Rédaction

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Editorial

  • Cauchemardesques !
    Cruelles intempéries. Les fortes pluies de ces derniers temps plonge la Grande île dans la tourmente. Selon le rapport établi par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC), 7 Régions dont 19 Districts et 38 Communes ont été impactés par la Zone de convergence inter-tropicale (ZCIT). De fortes pluies l’accompagnent du 14 au 19 février. Le Bureau fait état des pertes en vies et d’importants dégâts. Vingt-deux personnes ont trouvé la mort dont une à Farafangana, une à Antananarivo II, deux à Antananarivo III, trois à Antananarivo IV, une à Ikongo, quatre à Taolagnaro, une à Antananarivo VI, deux à Antananarivo III, deux à Ambohidratrimo, deux à Antananarivo – Avaradrano, une à Manjakandriana, une à Ambatofinandrahana et trois autres à Nosy – Varika. Et le bilan continue de s’alourdir.

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